Maintes fois, nous
avons mentionné dans des chroniques précédentes que notre état d’esprit a un
impact important sur l’équilibre
physiologique de nos systèmes nerveux, immunitaire et hormonal, donc sur tout notre
état de santé global. 1, 2 Ainsi,
il importe de «prendre soin» de notre état d’esprit intérieur tout autant que
de notre corps physique puisque les deux fonctionnent en étroite collaboration.
Cela implique que nous devons acquérir la maîtrise de plusieurs aspects de
notre vie. Est-ce possible et si oui, comment faire ?
Plusieurs écoles de pensées auxquelles on se réfère et auxquelles
j’adhère également, affirment que la maîtrise commence par l’ouverture de la
conscience.3, 4 Pour ce
faire, une première étape
consiste à noter ce qui se passe réellement en nous
face aux aléas de la vie, autant par le contenu de nos pensées que les émotions qui y
sont liées et de rester intègre
envers nous-même en nous disant simplement la vérité. Cela veut dire accueillir
ce qui est là avec le plus de neutralité possible, sans jugement.
Or, ceci n’est
possible qu’en prenant le temps de
s’arrêter dans le tumulte quotidien pour observer notre discours intérieur et
nos émotions quand survient une situation dérangeante ; un peu comme si nous
étions un témoin extérieur de ce qui nous arrive. Nous constatons simplement,
sans juger si c’est correct ou non d’être dans cet état.
Étonnamment, l’écoute
de soi est souvent l’étape la plus difficile, même si elle apparaît la plus aisée,
car nous sommes passé maître dans l’art de faire semblant que tout va bien. On
ne veut surtout pas savoir que ça va mal et on refoule ou refuse ce qui est là au
lieu de l’accueillir. Pourtant quand nous prenons conscience de ces pensées et
émotions, nous sommes déjà sur des pistes de solution, puisqu’elles sont l’expression
parfaite de nos conflits intérieurs, issus eux-mêmes de mémoires inscrites en
nous sous forme de croyances et qui
sont réactivées.
Une fois que nous
avons accueilli notre état intérieur, nous décidons consciemment comment nous
allons réagir. Cette seconde étape est celle qui demande habituellement le plus
de courage car elle exige parfois
des changements draconiens, mais c’est assurément celle qui peut mener à la véritable
guérison du corps et de l’esprit. À preuve, cet épisode personnel que je
partage avec vous pour illustrer mon propos.
Il y a une vingtaine
d’années, j’ai moi-même guéri mes horribles migraines invalidantes qui duraient
depuis plusieurs années. J’ai d’abord commencé par écouter tout ce que me
disait mon mental quand une migraine survenait : Ah, non pas encore ! Je ne pourrai pas faire ce que j’avais prévu
aujourd’hui. Pourquoi ça m’arrive à moi ? Je n’avais pas besoin de ça... ! Émotionnellement,
je me sentais coupable d’être malade, incompétente et en colère contre moi-même
à un point tel que je m’ajoutais le stress de me dépêcher à accomplir le
maximum à toute vitesse, avant de me retrouver au lit, incapable de fonctionner.
Après avoir
observé plusieurs fois que ce schème de pensées ne faisait qu’accentuer mon
problème de santé, une grande tristesse m’a habitée : je me suis rendu
compte combien j’étais «méchante» et exigeante avec moi-même. Ce constat m’a
amenée à faire un virage complet en choisissant volontairement d’accueillir mes
migraines et de les aimer (littéralement !) au lieu de les maudire.
Je savais
pertinemment que mon corps me criait que quelque chose ne me convenait pas dans
ma vie et que j’étais tout à fait libre
de l’écouter ou non. J’ai donc décidé de semer un tout autre discours intérieur
en parlant à ma migraine : Ok, je
n’avais vraiment pas envie que tu sois là aujourd’hui car j’avais des tas de
choses à faire, mais même si ça ne me plaît pas, j’accepte que tu sois là.
Alors je vais faire tranquillement ce qui est essentiel aujourd’hui et je ferai
le reste demain pour me reposer plutôt.
Avec le recul, je sais maintenant que
ce fut le déclic majeur pour m’amener à plus de respect de moi-même et de mes
limites. Croyez-le ou non, après 6 à 8 mois à accueillir mes migraines, en
acceptant de ralentir mes obligations, de me traiter avec amour dans ces moments
et à ne pas me culpabiliser, elles ont commencé à être moins fréquentes d’abord
et se sont totalement estompées ensuite !
J’avais pris le temps d’écouter et
d’accepter de changer consciemment mon attitude
face à mes croyances que je devais absolument
performer en tout temps, alors que mon corps me criait le contraire. Je me suis
félicitée plus tard d’avoir persévéré dans cette discipline à me respecter, sans pourtant savoir à ce moment que mes
migraines disparaîtraient complètement un jour. Quel apprentissage inspirant ce fut pour moi dans une foule d’autres
aspects de ma vie par la suite ! Inutile de vous dire que dès lors, je fus
convaincue que nous pouvons faire confiance
à notre corps qui ne nous parle jamais inutilement ; constat qui allait me guider
graduellement vers la réflexologie plus tard. 5
D’ailleurs, si
j’avais connu l’outil de la réflexologie intégrale à ce moment-là, le processus
en aurait peut-être été accéléré ou bonifié. En plus de soulager la souffrance
physique d’une part, le massage de la clavicule, des oreilles et de la tête
favorise les prises de conscience et la démarche vers l’action.
Pour moi,
emprunter le chemin de la conscience, c’est aller à la rencontre de soi et
toucher la voie du coeur... Comme le dit si bien Louise Hay : Toute maladie provient d’un manque d’amour.
6
1. Francine
Lafortune, Subir ou créer sa vie ?, SME-Santé du corps, septembre 2009
2. Francine
Lafortune, Semez des pensées propices à
la santé, SME-Santé du corps, novembre 2009
3. Annie
Marquier, Le pouvoir de choisir, Éd. Universelles du Verseau, Knowlton,
1991
4. Dr.
Liliane Reuter, Votre esprit est votre
meilleur médecin, Éd. Robert Laffont, Paris, 1999
5. Francine
Lafortune, Quand mon corps me parle, SME-Santé
du corps, juillet 2009
6. Louise L. Hay, L’amour sans condition – une méthode de guérison, Éd. Vivez Soleil, Genève, 1994
Massage de réflexologie intégrale
10580 St-Laurent, suite 201D
Montréal, QC H3L 2P6
Téléphone: 514.384.2774
Cellulaire: 514.716.5458
Bravo Francine, j'ai aimé te retrouver et par hasard lire cette invitation à la vie.
Je suis à Gaspé,
Succès, santé.
Mona H.
Rédigé par : Mona Hamon | 09/10/2010 à 11:31