L’argent n’a pas d’odeur
Ce
livre nous amène à transformer notre regard sur l’argent. Il nous stimule à prendre conscience du fait que l’argent
est principalement un outil visant à faciliter les échanges et qu’en tant que
tel, il est neutre. Aucune émotion n’y est rattachée, sauf celles que nous lui
transférons bien souvent à notre insu. Que si nous l’utilisons de façon
consciente et en fonction de nos valeurs, il peut nous apporter joie et
satisfaction au quotidien. Et que c’est la manière dont nous l’utilisons qui fait
toute la différence.
C’est
le premier ouvrage de l’auteure, qui est une femme engagée s’étant impliquée tout
au long de sa vie dans plusieurs organisations humanitaires. Elle a œuvré plus
particulièrement au sein de l’ONG « The Hunger Project », dont le but
premier est d’éradiquer la faim dans le monde. Elle est spécialisée dans la
levée de fonds. À ce titre, elle a eu l’occasion de voyager à travers le monde
et de rencontrer aussi bien des gens richissimes que des gens totalement
démunis. Elle a fondé le « The Soul of Money Institute », dont l’objectif
est d’offrir un contexte favorable aux individus et aux entreprises en vue de
transformer leur relation à l’argent et leur vision de la philanthropie et de
la levée de fonds, par le biais de conférences, d’ateliers, de consultations et
de coaching.
Dans
la première partie de ce livre, l’auteure nous partage diverses expériences
extrêmement riches en émotions qui ont contribué à transformer sa vision de l’argent.
Elle nous parle de sa rencontre avec Mère Teresa, en Inde, qui lui ouvre les
yeux sur le fait que les riches souffrent tout autant, sinon plus, que
les pauvres. Elle nous décrit sa rencontre tout aussi déterminante avec une
femme noire de Harlem dans le cadre d’une levée de fonds pour le Hunger
Project.
Cette dernière rencontre l’amènera d’ailleurs à réaliser que l’argent est
un flot qui circule dans nos vies : pour certains, il s’agit d’un petit
filet, et pour d’autres d’un ruisseau ou d’un grand fleuve. Peu importe, cette
femme de Harlem lui démontre que c’est ce que l’on choisit de faire avec le flot qui circule dans notre vie qui est
déterminant, que nous pouvons l’orienter.
Elle nous parle aussi de l’influence
de sa rencontre avec Buckminster Fuller (un humaniste visionnaire), en 1970,
qui lui a fait prendre conscience du fait que, pour la majorité d’entre nous,
nos choix sont fondés sur une vision de manque, de pénurie face à l’argent (« Il n’y a pas suffisamment de
ressources pour tout le monde et, par conséquent, nous devons nous battre et en
enlever à l’autre pour avoir notre part du gâteau) – ce qui nous amène à la
passivité et au défaitisme. « Bucky » mentionnait quant à lui « qu’il faudrait cinquante ans pour parvenir à
effectuer les ajustements requis assurant de passer d’un paradigme de vous-ou-moi à un paradigme de vous-et-moi, un archétype selon lequel
le monde pourrait fonctionner pour tous, sans que rien ni personne ne soit
exclu ».
C’est d’ailleurs avec cette vision du monde en tant que
« grande communauté » qu’elle s’est engagée par la suite à faire tout
ce qui était en son pouvoir pour éradiquer la faim dans le monde.
Dans
la seconde partie du livre, elle développe la notion de pénurie versus la notion
de « suffisance » (il y a suffisamment de ressources pour tout le
monde). Elle nous explique en quoi cette notion de pénurie, sur laquelle toutes les structures actuelles sont
basées, est un grand mensonge, et nous amène à cette notion de
« suffisance ».
Voici
quelques-unes des notions que l’auteur développe dans la troisième partie :
-l’argent
coule comme de l’eau
-orienter
le courant – notre pouvoir en tant que consommateurs
-l’appréciation
augmente la valeur
-de
la collaboration naît prospérité
Dans
la quatrième partie, elle développe les éléments suivants :
-changer
le rêve (transformer notre vision du monde)
-prendre
position
-le
pouvoir du discours
Un élément très fort qui ressort de la lecture de ce livre, à travers les expériences de l’auteure, est la notion de « nouvelle philanthropie ». Comment « vraiment » aider les gens dans le besoin afin qu’ils redécouvrent leur pouvoir. En ce sens, le Hunger Project désirait aider les gens du Bangladesh, « victimes » de la famine, mais pas de la façon dont cela avait été fait jusqu’à ce moment-là, car cela ne faisait qu’amener ses habitants à se sentir comme des mendiants, à la merci de l’aide extérieure. I
ls organisèrent donc une grande réunion à Dacca, la
capitale, dans un parc. Il semble que les Bangladais sont fervents de ces
réunions publiques et qu’ils s’y rendent en grand nombre. En premier lieu, ils
leur firent écouter de la musique, quelques présentations par les dirigeants
communautaires et quelques exercices visant à donner un focus. Ensuite, ils les
ont invités à fermer les yeux et les ont guidés à imaginer ce qui suit :
« À quoi donc ressemblerait un Bangladesh qui
exporterait des produits de la meilleure qualité? À quoi ressemblerait un Bangladesh
renommé pour son art, sa musique et sa poésie? À quoi ressemblerait un
Bangladesh qui serait membre contributeur de la communauté globale, plutôt que
son plus important bénéficiaire? À quoi ressemblerait un Bangladesh où les
dirigeants, femmes, hommes et jeunes gens, apporteraient leur contribution à la
société? »
Et
voici ce qui s’est passé :
<« Au début, les gens demeuraient immobiles,
les yeux clos, le visage dénué d’expression. … Après quelques minutes, j’ai
remarqué des larmes coulant sur la figure d’un homme, puis sur celle d’un
autre, puis d’un troisième. Les yeux toujours fermés, ils pleuraient en
silence. … Parmi cette foule de milliers de personnes, il y avait des centaines
de visages larmoyants. C’était comme si, au cours de toute leur existence, ils
n’avaient jamais songé qu’ils pouvaient être autonomes et autosuffisants, et
constituer une nation participante. »
Ils
les amenèrent à partager leurs visions. Par la suite, les participants étaient
invités à s’engager à réaliser leur vision, ce qui les amenait à mettre de
côté, spontanément, leurs peurs et leur anxiété. Il semble que même leur
posture et l’expression de leur visage se modifiaient et que, pour eux,
« l’impossible devenait possible ». Ensuite, ils les faisaient se
réunir en petits groupes et discuter ensemble des mesures à prendre pour
atteindre leurs objectifs. Et elle nous transmet que suite à tout cela, leur
regard se tournait spontanément vers les ressources existantes, ce qui les
amenait à se sentir puissants, autonomes
et autosuffisants. Que c’est beau!
Voici
également la synthèse que l’auteur fait de sa rencontre avec une tribu vivant
dans le désert du Sahel, au Sénégal:
« À notre départ dans le désert du Sahel, je
craignais de rencontrer un peuple désespéré, affamé, malade et indigent. Ces
gens avaient assurément besoin de plus de nourriture et d’eau, mais ils
n’étaient pas ‘pauvres’ ni résignés.
Ils désiraient vivement affronter ce défi et brûlaient de la flamme du
potentiel. D’une force, d’une persévérance et d’une ingéniosité exemplaires,
ils souhaitaient tout de même notre collaboration, pas la charité ni de
l’argent ou de
Ce
livre est un véritable coffre aux trésors. Je me retiens de vous en dire plus. L’auteure
est d’une générosité incroyable! Tous les aspects prônés par SME comme étant essentiels
à l’équilibre de l’individu se retrouvent dans cet ouvrage (développement
personnel et professionnel, santé du corps, de l’esprit, santé financière et relation
à soi et aux autres). C’est l’abondance!
Conclusion :
À travers la lecture de ce magnifique ouvrage, que j’ai lu deux fois tellement
il est inspirant et émouvant, j’ai commencé à transformer ma propre relation à
l’argent. J’ai déjà souhaité que l’argent disparaisse de notre monde. Je
réalise maintenant que l’argent en tant que tel n’est pas problématique. En
fait, l’argent est simplement une énergie qui circule dans nos vies, dont nous
pouvons orienter le flot pour qu’il exprime qui nous sommes véritablement.
En
fait, il nous évite de nous promener, l’un avec une poche de carottes sur les
épaules, et l’autre avec une poche de lentilles! Si l’argent disparaissait, il
nous faudrait trouver un autre moyen pour favoriser les échanges. L’argent comme
véhicule de notre Âme, et pourquoi pas? Dans quel univers désirez-vous vivre? Le
« Vous-ou-moi » ou le « Vous-et-moi »? Il n’en tient qu’à
nous de le créer!
Je n'arrive pas à trouver ce livre en France pour moins de 80 Euros. Avez-vous une idée pour se le procurer ?
Merci d'avance.
Rédigé par : Julie | 29/01/2011 à 10:11
Ce livre est disponible aux Éditions Ariane, une entreprise québécoise et il semblerait qu'il soit disponible en Europe mais seulement à des prix autour de 80 Euros. C'est dommage... j'ai vécu quelque chose de semblable lorsque j'ai fait venir d'Europe les livres de Masaru Emoto; ils m'ont coûté très chers! J'aurais aimé pouvoir vous aider mais pour l'instant, je n'ai pas accès à d'autres solutions. Si une alternative moins dispendieuse vient à se produire, je vous en ferai part.
Rédigé par : Sylvie Olivier | 29/01/2011 à 11:20