Depuis une quinzaine d’années, l’Internet est devenue une source sans fin de renseignements.
Certains utiles en étant une source d’apprentissage nous ouvrant sur le
monde, d’autres moins consciencieux nous laissant sur de fausses pistes. Comment déterminer si notre source est
valable et crédible? Jetons un œil sur
la recherche scientifique.
Tout d’abord, la recherche scientifique a
pour but de décrire, comprendre, prédire et éventuellement contrôler la nature
et les phénomènes qui s’y déroulent.
Lorsqu’un scientifique veut faire une recherche sur un sujet
particulier, il fonctionne habituellement selon des étapes bien précises :
- Établissement d’un fait ou d’observations
- Élaboration d’une hypothèse
(questionnement) concernant ce ou ces faits
- Préparation de l’expérimentation et de
sa méthode (type de recherche)
- Expérimentation et mesure
- Compilation et interprétation des
résultats
- Retour sur l’hypothèse de départ pour
la confirmer ou l’infirmer
Ce processus rigoureux permet de mesurer la
rigueur du chercheur mais plusieurs facteurs à l’intérieur de ce cheminement
peuvent nous permettre d’en vérifier la crédibilité.
- Il
est toujours intéressant de se demander qui a « commandé » la recherche. Un groupe indépendant, le gouvernement, une
entreprise pharmaceutique? Il faut
savoir que faire de la recherche scientifique coûte très cher et que certaines
entreprises ont des intérêts particuliers envers la recherche et le
développement en leur faveur.
- Les
méthodes choisies pour la recherche sont-elles reproductibles, est-ce que les
groupes cibles sont comparables?
- Est-ce
que les méthodes répondent à des critères éthiques?
Si nous revenons à ce que nous pouvons lire
sur Internet, comment pouvons-nous le comparer aux méthodes de recherches
scientifiques? Demandez-vous toujours
d’où vient l’information et quelles sont les sources. Tout renseignement crédible doit pouvoir être
retracé et vérifié. Il est de notre
responsabilité de pousser notre questionnement.
Les milieux médical et pharmaceutique ont un
champ d’intérêt et d’expertise très poussé vers la recherche et le
développement. Les universités, les hôpitaux, les compagnies pharmaceutiques
ont des centres de recherche très actifs depuis de nombreuses années et cela a
permis de sauver bien des vies.
Savez-vous qu’il se fait aujourd’hui beaucoup de recherche dans le
domaine chiropratique aussi? Laissez-moi vous en parler.
Effectivement, même si la profession existe
depuis 1895, très peu de chercheurs s’y sont intéressés. Par contre, les dernières années ont connu
une recrudescence en la matière. Partout
dans le monde, des chiropraticiens sont devenus chercheurs, tels qu’au Danemark
et au Canada.
Au Danemark
Bien que la chiropratique soit officialisée
seulement en 1991, le rythme de croissance fut très rapide et plusieurs chiropraticiens sont impliqués
en recherche et ont acquis le niveau de PhD (doctorat de troisième cycle
universitaire). Les hôpitaux engagent
des chiropraticiens pour faire de la recherche dans le domaine
neuro-musculo-squelettique et l’Université de Odense poussent les étudiants
vers la recherche. Grâce à cette
crédibilité acquise, le gouvernement danois investit beaucoup d’argent et les
soins chiropratiques sont couverts par les soins de santé publics.
Au Canada
Au Canada, des fondations de recherche en chiropratique
permettent d’aider des étudiants et des chercheurs pour développer des centres
de recherches à la fine pointe de la technologie. Entre autre, depuis 2006, l’Université du
Québec à Trois-Rivières a accueilli la première chaire de recherche en
chiropratique au Québec.
« Les
chercheurs actuellement membres de la Chaire ont développés au cours des années
des expertises particulières dans divers domaines des neurosciences et de la
biomécanique. Ces différentes expertises regroupées au sein permettront de
développer deux axes de recherche propres au secteur de la chiropratique. Le
premier axe de recherche s'intéressera à l'étude des stratégies de contrôle neuromusculaire
du rachis et des effets neurologiques somato-somatiques des ajustements
chiropratiques. Le second axe de recherche s'attardera, quant à lui, à l'étude
du système nerveux autonome et des réponses somato-viscérales aux ajustements
chiropratiques. » (Tiré du site Internet de la chaire de recherche en
chiropratique de l’UQTR)
Il
sera extrêmement intéressant de suivre l’évolution de ces recherches au cours
des prochaines années. D.D. Palmer, qui
a découvert la chiropratique, mentionnait que la chiropratique est une
philosophie, un art et une science. Si
les 2 premiers aspects sont bien compris aujourd’hui, parions que nous pourrons
très bientôt établir des liens concrets entre ce que nous constatons en clinique
et ce qui peut être reproduit en recherche!
Pour conclure, je vous encourage fortement à vous
intéresser à des sujets variés concernant la santé et le bien-être. Ne prenez
jamais ce qu’on vous raconte pour acquis et aiguisez votre esprit critique en
posant des questions. Je suis certaine
que vous deviendrez plus critiques, mais en même temps plus ouverts sur
l’étendu de nouvelles connaissances qui s’offrent à vous!
Références :
Louis Laurencelle, Ph.D. Abrégé sur les
méthodes de recherche et la recherche expérimentale, Université du Québec à
Trois-Rivières, 2002.
www.chiroweb.com,
article s’intitulant : Chiropractic in Denmark, par Bradley de Geus
DC, tiré de Dynamic
Chiropractic – Mars
13, 1995, Vol. 13, Issue 06
www.chiroweb.com,
article s’intutilant Expanding Chiropractic Education in Denmark, tire de Dynamic Chiropractic – Juin 29, 1998, Vol. 16, Issue
14
www.uqtr.ca, chaire de recherche en chiropratique
Dre Marie-Claude Baril D.C.
Centre Chiropratique L’Avenue Santé
drembaril@chiropratique.com
360, Sicard, suite 203
Sainte-Thérèse, Qc J6E 3X4
Téléphone: 450.419.4040
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